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Retour d’expérience sur le passif

L’avantage souvent mis en avant par les usagers d’une maison passive est l’homogénéité et la faible variation de la température à l’intérieur du bâti. En effet, le confort d’été est garanti par la bonne inertie des matériaux utilisés tandis que le confort d’hiver par la qualité de l’isolation et de l’étanchéité à l’air.


Un bâtiment passif coûte en moyenne entre 7 et 20% plus cher qu’une construction classique mais les faibles besoins en énergie et l’absence de coût de renouvellement permettent d’amortir le surcoût entre 10 et 20 ans d’exploitation. Cette forte variabilité, contrairement aux idées reçues ne dépend pas du climat de la région mais du coût variable des matériaux utilisés, du niveau de finition et de la forme architecturale choisie.

Le graphique ci-dessous permet de représenter l'intérêt d'atteindre la performance passive. En effet en dessous de 15 kWh/m²/an, le coût élevé d’une enveloppe performante est compensé par l’achat de systèmes de production d'énergie moins onéreux du fait des puissances très faibles à installer (1000W pour une maison de 100m2). La réduction des coûts de renouvellement, d'une part, et de chauffage, d'autre part, permettent d'avoir un retour sur investissement de l'investissement initial complémentaire.

Les freins à son développement en France sont également bien connus : les banques prennent peu en compte les économies d’énergie dans leurs « business models » et la filière de constructeurs de maison passive est encore très peu développée, limitant une offre acceptable et accessible pour le particulier. Le développement des dispositifs de formation, de la garantie de performance énergétique et les réflexions en cours sur la RT2020 laissent néanmoins présager un avenir plus vert dans la construction.