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Les différentes méthodologies pour les audits énergétiques

Vous prévoyez un audit énergétique et vous ne savez pas quelle méthodologie adopter ?

ECOME décrit et hiérarchise les différents cahiers des charges disponibles suivant leur dégrée de précision. Suivez le guide !

Si vous souhaitez savoir quel audit est le plus adapté à votre projet, n'hésitez pas à nous contacter.

Il existe actuellement 4 niveaux d’audit énergétique pour les bâtiments à usage d’habitation :

  • l’audit réglementaire
  • l’audit énergétique de l’ADEME
  • l’audit architectural et énergétique (ADEME / Agence Parisienne du Climat / Conseil Régional de l'Ile de France)
  • l’audit global partagé (UNARC / Planète Copropriété)

L’audit dit « réglementaire » est décrit par le décret n°2012-111 du 27 janvier 2012 et l’Arrêté du 28 février 2013 relatif au contenu et aux modalités de réalisation d'un audit énergétique. Il ne constitue pas un cahier des charges en tant que tel mais donne le cadre minimal de prestation à atteindre. Il fait état des qualifications minimales de l’auditeur, des documents à fournir au prestataire avant l’audit et des étapes clefs de la prestation d’audit énergétique. Ce type d’audit constitue la base légale de l’ensemble des cahiers des charges actuellement disponibles.

L’audit énergétique type ADEME est le plus pratiqué. Il est plus contraignant que l’audit réglementaire. Il impose des étapes supplémentaires avec notamment des calculs thermiques réglementaires (Méthode THCE-Ex) et la proposition de programmes de travaux ambitieux (BBC rénovation, facteur 4). Ce type d’audit énergétique peut faire l’objet de subventions suivant la politique nationale de l’ADEME pour les copropriétés non concernées par le décret n° 2012-111 du 27 janvier 2012, c'est-à-dire répondant à l’un des critères suivants :

  • moins de 50 lots
  • pas d’installation de chauffage collectif
  • permis de construire déposé après le 1er juin 2001

L’audit architectural et énergétique (ADEME/APC/CRIF) met en œuvre un binôme architecte / bureau d’étude. La partie énergétique de ce cahier des charges est similaire au cahier des charges ADEME. La particularité de cet audit architectural et énergétique est d’imposer aussi des préconisations liées à la mise en conformité des bâtiments et à la pérennisation du bâti.
Ce type d’audit ouvre droit  à des subventions auprès de la région Ile-de-France pour les copropriétaires, les SCI mais aussi les bailleurs sociaux pour les bâtiments mixant des copropriétaires et des logements sociaux.

L’audit global partagé est l’audit le plus complet. La méthodologie imposée par ce cahier des charges est rigoureuse et pluridisciplinaire. Ce type d’audit concerne autant les travaux à réaliser pour pérenniser le bâti que les problématiques d’améliorations énergétiques. Il doit être réalisé conjointement par un architecte, un bureau d’étude et un spécialiste en financement des travaux en copropriété.
Il impose au maître d’ouvrage de préparer consciencieusement son audit en amont et permet une continuité entre la phase audit et la phase travaux en aval grâce à l’architecte et le spécialiste en financement. Ce type d’audit peut faire l’objet de subventions auprès de la région Ile de France puisqu’il répond au cahier des charges de l’audit architectural et énergétique (ADEME / APC / CRIF).
Bien qu’il fût initialement dédié aux copropriétés, ce cahier des charges peut servir de base à n’importe quel maître d’ouvrage voulant mettre en œuvre des travaux de rénovation (« classiques » ou énergétiques).