EN

HQE / BREEAM / LEED

La multi-certification prend de l’ampleur dans l’immobilier de bureaux

Depuis une dizaine d’années, les certifications environnementales prennent une place de plus en plus importante dans la construction d’immeubles de bureaux jusqu’à atteindre un statut de quasi-norme pour tout nouveau projet.

Si la volonté de valoriser le patrimoine et de limiter le coût global du bâtiment restent les principales motivations des Maîtres d’Ouvrage, l’image sur le plan international fait désormais partie des finalités recherchées.

Cependant, dans la jungle des certifications et des labels, il n’est pas toujours facile de faire un choix d’autant que la concurrence est rude avec, depuis 2010, l’arrivée en France des premières constructions certifiées selon les standards anglo-saxons BREEAM et LEED, qui réussissent à pénétrer un marché jusqu’alors dominé par la HQE dont le premier bâtiment a été certifié en 2005.

Même si la HQE reste la certification la plus demandée en France, on constate sur les dernières années une progression notable des certifications anglo-saxonnes et notamment de la certification BREEAM. Par ailleurs, sur le marché parisien, on note l’apparition d’opérations avec double (HQE & BREEAM ou HQE & LEED) et même triple certification (HQE & BREEAM & LEED).

Bien que différentes sur la forme, chaque certification possède des particularités et une approche différente.

La certification HQE repose sur la mise en place d’un système de management environnemental et l’évaluation de la qualité environnementale du bâtiment sur 14 cibles. Un profil minimal doit être atteint pour être certifié et le niveau de base de chaque cible doit être respecté.

Les certifications anglo-saxonnes BREEAM et LEED reposent sur une approche plus pragmatique avec l’atteinte d’un score minimal obtenu grâce aux points cumulés sur les différentes cibles proposées, pour prétendre à la certification. Une fois les pré-requis validés, le choix du profil de qualité environnementale se fait « à la carte », certaines cibles pouvant être priorisées et d’autres évitées.

Ce système, notamment pour le BREEAM, qui propose un niveau minimal « passable » lorsque 30% des points sont atteints, explique en partie la progression de cette certification sur le territoire français, un projet visant la certification HQE pouvant prétendre à une certification BREEAM sans trop de modifications du projet ni d’études complémentaires.

La tendance observée sur le marché parisien devrait donc s’étendre au territoire français, surtout dans les grandes métropoles, là où la concurrence est la plus forte et là où des millions de mètres carrés de bureaux neufs et anciens voire obsolètes restent inoccupés. La multi-certification permet ainsi aux maîtres d’ouvrages de distinguer leurs projets et d’améliorer leur attractivité sur le plan international pour tenter d’attirer des entreprises étrangères.

Découvrez un exemple de démarche environnementale dans le cadre du projet de SMR du T10