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Confort visuel : l’autonomie en lumière naturelle, un nouvel indicateur

Le référentiel NF HQE Bâtiments Tertiaires et le référentiel HQE Bâtiment Durable mettent en jeu deux indicateurs différents pour la mesure de l’accès à la lumière naturelle dans les bâtiments. Le premier fait intervenir le facteur de lumière du jour (FLJ), contre l’autonomie en lumière du jour pour le second.

Le référentiel NF HQE Bâtiments Tertiaires et le référentiel HQE Bâtiment Durable mettent en jeu deux indicateurs différents pour la mesure de l’accès à la lumière naturelle dans les bâtiments. Le premier fait intervenir le facteur de lumière du jour (FLJ), contre l’autonomie en lumière du jour pour le second.

Le facteur de lumière du jour (FLJ)

Le site belge « Energie + » donne la définition suivante pour le facteur de lumière du jour :

« Ce facteur est le rapport de l’éclairement naturel intérieur reçu en un point (généralement sur le plan de travail ou le sol) à l’éclairement extérieur simultané sur une surface horizontale, en site parfaitement dégagé, par ciel couvert. Il s’exprime en %. »

 

Schéma de principe : définition du facteur de lumière du jour. [Source : www.energieplus-lesite.be]

 

L’hypothèse de ciel couvert a ici une importance capitale. On parle d’un ciel couvert diffus, standardisé par la commission internationale de l’énergie. Cela signifie une prise en compte de la lumière diffuse, et non des rayons directs. Ainsi la localisation du bâtiment, son orientation, ainsi que les données climatiques n’influent pas sur le résultat.

L’autonomie en lumière du jour

La définition de l’autonomie en lumière du jour donnée par le référentiel HQE Bâtiment Durable est la suivante :

« Pourcentage de temps des heures de jour de la période d’occupation pendant lequel le niveau d’éclairement en lumière du jour, sur 80 % de la grille de points, est au moins égal au niveau d’éclairement préconisé pour l’activité pratiquée (EN 12464-1). »

On parle donc ici d’une mesure au pas de temps horaire de l’accès à la lumière naturelle, à partir d’un fichier météo. Les rayons du soleil directs ainsi que les rayons diffus sont pris en compte ici. Cet indicateur correspond donc au pourcentage des heures d’occupation en journée où la lumière naturelle est suffisante à l’utilisation du local.

Bien que la méthode de Facteur de Lumière du Jour soit plus largement utilisée, elle présente de nombreux désavantages par rapport à la méthode de l’autonomie lumineuse. En effet, l’utilisation d’un ciel couvert et standardisé implique qu’il n’est pas tenu compte de la localisation du bâtiment, de son orientation, ou des données climatiques.

Bien que la méthode de l’autonomie lumineuse prenne en compte ces éléments, elle possède également ses limites : elle ne prend pas en compte les valeurs d’éclairement inférieures au seuil, qui participent pourtant au confort visuel.